L'Akido : un sport noble qui vent dire la voie de l'harmonisation de l'énergie

L'Akido : un sport noble qui vent dire la voie de l'harmonisation de l'énergie
Je commence mon blog par l'Aïkido, qui est mon sport préféré. En effet ça fait 15ans que j'en fait et j'espère avoir la ceinture noire d'ici deux années.

# Posté le vendredi 13 mars 2009 08:49

Modifié le vendredi 13 mars 2009 09:09

Qu'est ce que l'Aïkido ?

Qu'est ce que l'Aïkido ?
Le mot "Aïkido" est composé des 3 idéogrammes suivants :

# Aï qui signifie harmonie, rencontre
# Ki peut se traduire par énergie vitale, souffle de vie, puissance
# Do, la voie, le chemin.

Traduction possible : la voie de l'harmonie des énergies vitales.

L'Aïkido est un art martial japonais, sans compétition où chacun peut évoluer à son propre rythme.


C'est une parfaite école d'enseignement, d'expérimentation et de développement des valeurs morales et physiques de l'individu, l'Aïkido représente une méthode d'éducation complète :

# Physique, car la pratique de cette discipline améliore la santé et le développement
# Technique, car l'exécution des mouvements impose l'étude du déséquilibre, la connaissance et l'utilisation de l'énergie, le développement des réflexes
# Morale, car la coordination physique et mentale qui conditionnent la réalisation de chaque technique provoque, en même temps que la transformation physique externe du corps, une métamorphose interne d'ordre moral
# Philosophique, car l'Aïkido impose avant tout de détruire l'agressivité de son adversaire en lui démontrant l'inutilité de son attaque; le respect d'autrui est une valeur fondamentale de la discipline
# Sociale : art de combat humaniste, il développe le sens harmonieux des relations humaines, améliore la communication et favorise l'amitié
# Défensive : art martial aux techniques très anciennes, l'Aïkido est aussi un art de défense rigoureux et efficace.

Qui peut pratiquer l'Aïkido ?

Toute personne en bonne santé, adulte, homme, femme, enfant.

Quel équipement ?
Le vêtement de base s'appelle keikogi. Il est identique au vêtement de judo.

Le bokken est un sabre japonais en bois reprenant la taille, la forme et la sensation à l'utilisation du katana
Le bokken est employé en iaido par les débutants, ou pour l'apprentissage avec partenaire. Il est également employé en aikido où il permet diverses techniques: Kata; tachi waza, main nue contre ken; ken tai ken, ken contre ken.

Le jô ou bâton moyen est une arme traditionnelle japonaise en bois d'une longueur de 1,28 mètre.
Il remplace la lance traditionnelle, beaucoup plus longue et difficile à manier.
L'Aïkido utilise le jô arme contre arme, mais enseigne également comment se placer à mains nues face à une personne armée d'un jô. Ou bien encore : muni d'un jô face à une personne qui cherche à vous en désaisir.
L'Aïki-jô développe chez le pratiquant, le sens de la réalité des attaques et des techniques, et enseigne la tactique en combat.

Le tanto est un couteau en bois.
L'emploi du tanto en Aïkido permet comme celui du bokken et du jô de renforcer le travail du Ma-ai (la distance) et du De-ai (l'opportunité d'attaque).

Les zori ou sandales japonaises permettent de se déplacer jusqu'au tatami qui doit rester propre.

Le hakama, un pantalon large plissé muni d'un dosseret rigide et dont les sept plis (cinq devant et deux derrière) représentent les sept vertus que doit posséder le samouraï [ jin (bienveillance, générosité), gi (honneur, justice), rei (courtoisie, étiquette), chi (sagesse, intelligence), shin (sincérité), chu (loyauté) et koh (piété) ]. Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon et notament les samouraïs. Il ne peut être porté sur le tatami que lorsque l'élève a atteint un niveau technique lui permettant de gérer la gêne qu'occasionne le port du hakama ; la décision d'autoriser un élève à le porter est laissée à la discrétion de l'enseignant. Il est devenu de fait un signe d'investissement personnel dans la discipline et de niveau technique, bien que cela ne soit pas son sens originel.

Les ongles doivent être courts, le maquillage très discret et le contact corporel implique, bien entendu, une bonne hygiène.
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# Posté le vendredi 13 mars 2009 08:56

Modifié le vendredi 13 mars 2009 12:24

La vie de Maître Morihei UESHIBA : le fondateur de l'Aïkido

La vie de Maître Morihei UESHIBA : le fondateur de l'Aïkido
La vie de Maître Morihei UESHIBA

Maître Ueshiba est né de Yokoru et Yoki Ueshiba le 14 Décembre 1883 à Tanabé au Japon. C'était un enfant de faible constitution, souvent malade et très nerveux, mais très intelligent. Il étudie le chinois et la religion Bouddhiste sous la direction d'un prètre Zen. Il porte un intérêt marqué à la prière et la méditation. Pour se renforcer physiquement, son père le pousse à pratiquer le Sumo et la natation dès l'âge de 10 ans.

En 1901, il part à Tokyo, où il ouvre une librairie papeterie. Il étudie le Ju-Jutsu au Kito-ryu, et le Ken-Jutsu au Shinkage-ryu. De nouveau malade, il retourne à Tanaka. Quelques temps plus tard, il épouse Itogawa Hatsu.

En 1903, Maître Ueshiba s'engage dans l'armée. Très vite, il devient le premier en tous genres d'exercices et plus particulièrement en Juken-Jutsu (combat à la baïonnette). Il passe ses soirées à étudier les anciennes techniques de Ju-Jitsu, en particulier celle de l'École Kito, sous la direction du Maître Tozawa. Parallèlement, il pratique le Ken-Jutsu (sabre) dans un dojo de Shinkage Ryu (Ecole Shinkage).

En 1910, le gouvernement japonais lance un projet pour repeupler Hokkaido. Ueshiba décide de partir en 1912 avec sa famille et un groupe de 80 personnes. Ils fondent la ville de Shirataki. La vie est très dure, l'hiver très long, les récoltes mauvaises. Mais la détermination de Ueshiba motive les colons.

En février 1915, il rencontre le grand Maître de l'Ecole Daïto : Sokaku Takeda. Ueshiba l'invite à rester chez lui pour qu'il lui enseigne son art. Ce dernier décide de lui enseigner les techniques secrètes de Daitoryu. Dès son retour, il ouvre un dojo et invite le Maître Takeda. Il lui construit une maison et s'occupe totalement de lui.

En 1919, il apprend que son père est gravement malade. Il abandonne ses terres à Maitre Takeda et part pour Tanabé. En route, il entend parler de Wanisaboro Deguchi, un grand maitre spirituel de la secte Shinto Omoto Kyo se trouvant à Ayabé , près de Tokyo. Ueshiba décide de lui rendre visite. Arrivé à Tanabé, il apprend que son pére est mort 4 jours plus tôt, le 2 janvier 1920. Très peiné, il passe de longs mois à méditer et à prier. Il décide de s'installer avec sa famille à Ayabé et entre dans la secte Omoto Kyo. Pour lui, cette rencontre est capitale car il a conscience que s'il maîtrise la force et la technique, son énergie spirituelle reste fragile et chancelante à la moindre épreuve psychologique.
Il ouvre le dojo "Ueshiba Juku" pour les adeptes de la secte. Il y développe sa propre idée du Budo. Sa notoriété grandit, et en 1923, il appelle son art Aiki-Bujutsu. Pendant cette période, il aura souvent la visite de Maitre Takeda.

Le 13 février 1924, Wanisaboro Deguchi, pacifiste convaincu, quitte le Japon avec quelques disciples dont Maître Morihei Ueshiba, avec l'intention de fonder en Mongolie (où s'affrontent les armées chinoises et japonaises) une communauté utopiste, centre spirituel pour l'amour et la fraternité universelle, selon les principes de l'Omoto Kyo. Six mois plus tard, après d'innombrables difficultés, le gouvernement chinois les fait emprisonner durant plusieurs mois. Ils évitent d'être fusillés grâce à l'intervention du gouvernement japonais..

De retour au Japon, Maître Ueshiba reprend avec encore plus d'intensité qu'auparavant ses recherches sur le Budo et sa vie d'ascétisme.

C'est à cette époque qu'il comprend que le vrai Budo n'est pas de vaincre un adversaire par la force mais de garder la paix en ce monde, d'accepter et de favoriser l'épanouissement de tous les êtres. Si la recherche spirituelle était présente dans tous les arts martiaux japonais, jamais personne ne l'avait approfondie jusqu'à englober en son sein l'amour de l'Humanité.

C'est de toutes ses rencontres et expériences techniques ou philosophiques que naîtra l'Aïkido en 1925, même s'il ne sera officiellement reconnu par le gouvernement japonais qu'en 1940 sous le nom d'Aïkibudo.

Dès 1926, le nom de Ueshiba commence à être connu et d'éminents Budokas ainsi que d'importantes personnalités du monde politique ou militaire lui rendent visite.

Il s'installe en avril 1931 à Wakamatsu-cho, un quartier de Tokyo, dans un dojo nouvellement construit qui prend le nom de Kobukan.

Pendant les années de guerre, Maître Ueshiba se retire à Iwama, à 120 kilomètres de Tokyo, où se trouve actuellement le sanctuaire de l'Aïkido (Aïki Jinja).

En 1948, les américains, qui ont interdit toutes pratiques martiales au Japon depuis 1946, autorisent la reprise de l'enseignement de l'Aïkido pour son caractère de Paix et de recherche de vérité. L'Aïkikaï Foundation (le Dojo de Tokyo) est officiellement ouvert le 9 Février, dirigé par Kisshomaru Ueshiba, son troisième fils.

Le développement de l'Aikido à travers le monde commence alors. Le nombre des élèves ne fait dès lors qu'augmenter, et c'est à cette époque que nait vraiment la forme moderne de l'Aïkido.

Dans les années 50 et 60, Maître Ueshiba laisse de plus en plus le soin de l'enseignement à ses meilleurs disciples qui créent de nombreux dojos de par le Japon ou émigrent à l'étranger. Ainsi, Maître Tohei, 10eme Dan et pratiquant de la première heure, est envoyé à Hawaï en 1953 pour enseigner l'Aïkido.
Maître Ueshiba acquiert le titre de O'Sensei (grand Maître) et continue à perfectionner l'Aïkido.

Son troisième fils, Kisshomaru Ueshiba,en 1967, devient Directeur Général de la Fondation Aïkikaï.

Lorsque le vénérable Maître s'éteint le 26 avril 1969, l'Aïkido s'est répandu à travers le monde et est pratiqué par des centaines de milliers de personnes sur les cinq continents.

C'est Kisshomaru Ueshiba, qui devient alors le Doshu (Maitre de la Voie), jusqu'à sa disparition en janvier 1999. Il continue, avec l'aide des grands maîtres à travers le monde, à développer l'Aïkido, et à diffuser l'esprit de Maître Ueshiba dans son message de Paix.

Le Doshu est aujourd'hui son fils Moriteru Ueshiba, né en avril 1951.
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# Posté le vendredi 13 mars 2009 09:02

Les dimensions de l'aïkido : quand le corps retrouve le mental

Les dimensions de l’aïkido : quand le corps retrouve le mental
L'aïkido est un art martial qui allie subtilement des concepts en apparence contradictoires.
L'aïkido sera tantôt une pratique physique assimilée à un sport sans compétition, tantôt une pratique spirituelle et philosophique matérialisée dans le mouvement. Il mettra parfois l'accent sur l'étude d'une mécanique du mouvement et parfois expliquera son efficacité par le contrôle de l'énergie vitale présente en chacun de nous : le KI. Il aura des allures d'une dance souple et harmonieuse ou se tranformera en une pratique martiale visant à déjouer toute agression.

L'aïkido a ceci d'exceptionnel qu'il est tout cela, en même temps.
Naturellement chacun puisera dans l'aïkido ce qu'il est venu y chercher. Et la tentation est forte de dénigrer les aspects qui ne l'intéressent pas.
Et l'offre des dojos s'aligne sur cette tendance naturelle. C'est ainsi que l'aïkido se décline sous différentes propositions.

La tendance majeure, parfois appelée tendance aïkikaï, est celle proposée par les grandes fédérations rassemblées sous l'autorité du SO HOMBU de Tokyo le centre mondial de l'aïkido dirigé par le petit fils de Morihei Ueshiba.
Elle nous propose un aïkido assez physique qui a tendance à le réduire à une pratique physique proche d'un sport, la compétition en moins. Cette forme de pratique qui a codifié les mouvements de manière assez systématique pour favoriser un apprentissage plus uniforme est sans doute la tendance la plus facilement acceptable sur le plan institutionnel de par son organisation, sa méthodologie et parce que les aspects plus spirituels et philosophiques sont mis de côté et ne sont mentionnés que dans la littérature ou dans des discussions en marge des tatamis.

Une autre tendance vise à proposer un aïkido dit traditionnel c'est-à-dire une pratique qui reste fidèle à l'enseignement du fondateur. Cette tendance s'inscrit dans la démarche poursuivie par maître Morihiro Saito qui jusqu'à sa mort en 2002 a cherché à préserver la technique originelle du Maître Ueshiba avec un accent particulier sur le travail avec armes. Les questions de rituel, les aspects spirituels ou philosophiques sont nettement plus présents au prix parfois d'une pratique moins convaincante sur le plan corporel.

Enfin, la tendance « énergétique » qui s'est développée sous l'impulsion de Koichi Tohei dans les années septante se profile plutôt comme une dissidence en se dénommant ki-aïkido. Koichi Tohei a été dans les années 50 et 60 le responsable technique de l'aïkikai So Hombu de Tokyo. Son désir d'introduire le travail du Ki dans la pratique de l'aïkido l'a contraint à démissionner de l'Aïkikaï pour fonder la « Ki society » dont l'objectif est de développer la compréhension et l'utilisation du concept de KI, cette énergie universelle et vitale qui permet d'harmoniser corps et esprit.
La pratique des mouvements cède le pas à des exercices de respiration et de travail énergétique. Cette tendance douce qui rencontre beaucoup de succès aux Etats-Unis s'éloigne de plus en plus de l'aïkido au sens classique du terme.


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# Posté le vendredi 13 mars 2009 12:04

L'aïkido vise à l'harmonie du corps et de l'esprit

L’aïkido vise à l’harmonie du corps et de l’esprit
Cet objectif doit être interprété dans notre culture occidentale qui privilégie le mental comme une exploration corporelle en vue de générer des sensations physiques par le mouvement qui s'harmoniseront avec notre pensée. L'impasse sur une pratique physique engageant le corps mène donc à tout sauf à l'aïkido. Qu'on se le dise !
A contrario, il est possible de pratiquer un aïkido physique durant des décennies, de mouiller son kimono (keigogi est le terme plus correct) sur tous les tatamis d'Europe ou du monde et de s'arrêter pour cause de blessures à répétitions, de douleurs articulaires, de fatigue liée au vieillissement du corps qui ne récupère plus aussi vite, sans impact sur sa manière de voir le monde un peu comme ces personnes qui apprennent une langue qu'ils ne pratiqueront pas quand ils visiteront le pays.

Le risque inhérent à l'approche énergétique de l'aïkido
Enfin je voudrais aborder ici un risque inhérent à l'approche énergétique de l'aïkido (ki-aikido) lorsqu'elle est abordée isolément. Sans contester les principes de l'école du Ki et l'enseignement de Koichi Tohei que tout aïkidoka ayant une pratique consciente aura pu ressentir dans son corps, la découverte des principes du Ki et du point unique pour des non-pratiquants de l'aïkido peut générer des illusions.
Si un des effets marquants de l'aïkido est de générer par le mouvement une harmonisation de notre activité mentale et de notre expérience corporelle, cette harmonisation part, dans notre culture occidentale d'une prédominance du mental sur le corporel. Le chemin du pratiquant consistera donc, dans la plupart des cas, à apprendre à « lâcher un peu le mental » pour s'ouvrir aux sensations corporelles qui naîtront de la pratique. C'est ainsi que des concepts essentiels tels que la notion de centrage, de verticalité, de stabilité, d'équilibre « s'incorporeront » et pourront contribuer à développer notre savoir-être.
La richesse de l'aïkido réside dans cette expérimentation corporelle de concepts qui engendrent une vraie communion corps-esprit. Sans mouvement, l'aïkido devient une philosophie certes intéressante mais qui perd beaucoup de son intérêt. L'approche énergétique propose ce qui peut apparaître comme un raccourci permettant de d'accéder à une expérience corporelle en faisant l'économie d'une pratique physique exigeante. Le pratiquant, par un travail mental prendra conscience de son centre, son point unique et se créera une représentation de son énergie vitale qu'il apprendra à canaliser grâce à son mental. Koichi Tohei affirme en effet que « le mental dirige le corps ». On se demande alors si l'on n'est pas en train de passer à côté de l'objectif poursuivi. En effet, n'est-il pas paradoxal de tenter d'utiliser le mental pour lâcher le mental et vivre une expérience corporelle ? N'est-ce pas là une prise définitive de pouvoir du mental sur le corps ?
La pratique de ces exercices énergétiques montrent que le risque de s'auto-illusionner est grand même s'il est indéniable que cette pratique amène à expérimenter et ainsi ressentir des sensations corporelles tout à fait intéressantes pour des personnes qui n'ont que trop peu d'expérience de mouvement et de pratique corporelle.
Un des exercices les plus répandus dans cette pratique énergétique est celui du bras impliable. Cet exercice fait découvrir aux pratiquant des sensations différentes en leur proposant d'abord de laisser un partenaire plier leur bras détendu puis un bras tendu fortement poing fermé puis enfin le bras souplement tendu, doigts ouverts en s'imaginant un flux d'énergie circulant du point unique à travers le bras puis les doigts vers l'infini. Cet exercice produit souvent des sensations intéressantes qui impressionneront les néophytes.
Un second exercice propose de demander à un partenaire debout de tenter de nous renverser alors que nous sommes à genoux. Le partenaire pousse sur nos épaules et nous plaçons nos mains sous ses avant-bras pour « ramener l'énergie du partenaire vers lui-même ». Cet exercice est déjà nettement plus contestable car la décomposition des forces de poussée recèlent des trucs qui pourraient relever de la manipulation si les exercices n'étaient pas proposés dans l'intention louable de créer des expériences et des sensations corporelles motivant à une exploration de la relation corps-esprit.
Cette description rédigée de manière assez rapide n'a pas l'intention de porter quelque jugement que ce soit sur ces tendances pour la bonne et simple raison qu'elles ne font, chacunes à leur manière, que souligner la richesse et la diversité de l'aïkido.
Il est clair également qu'il n'existe pas de ligne nette entre chacune de ces tendances et j'ai la faiblesse de croire que les professeurs d'aïkido ont tous, à un certain degré la conscience de chacune des dimensions de leur art.
C'est dans la manière de délivrer l'enseignement que la différence se marque. Il reste que la qualité d'un enseignant de l'aïkido, et de manière plus générale de tout pratiquant, se mesure en terme de cohérence par rapport à ces différentes dimensions que proposent l'aïkido et cela pas uniquement sur le tatami lors de la pratique mais en dehors du dojo c'est-à-dire dans sa manière d'être au quotidien.
Je voudrais enfin ici dénoncer deux dérives assez fréquentes qui tendent à placer l'aïkido sur un continuum allant du tout à la philosophie au tout à la pratique physique. Dans le premier cas l'aïkido se transforme en métaphore de moins en moins corporelle, un ensemble de principes dématérialisés, dans le second cas l'aïkido devient ce que j'appelle de l'aïkido-gymnastique. Ces deux polarités se rencontrent assez fréquemment. Les adeptes de l'aïkido-philo espèrent faire l'économie d'une pratique physique exigeante nécessitant de nombreuses heures d'entraînement et les aïkido-gymnastes n'ont que faire de ces concepts spirituels ou philosophiques intéressés qu'ils sont par la pratique à caractère sportive avec son impact en terme de pratique sociale une fois le cours ou le stage terminé.
Chaque extrême est bien évidemment un appauvrissement de l'aïkido et tout l'intérêt de la pratique consiste bien évidemment à concilier ces opposés.

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# Posté le vendredi 13 mars 2009 12:08

Modifié le vendredi 13 mars 2009 12:25